Les qualités du constellateur (et de tout thérapeute)


Idris Lahore Stage intensif de systémie, du 14 au 17 Janvier 2010 - Notes de Clara

5 éléments basiques

1.    L’intention profonde, ou la motivation, ou la compassion
2.    L’éthique
3.    La discipline ou la persévérance
4.    La patience
5.    La générosité
Tout thérapeute sera bon s’il se développe dans ces cinq directions
Pour un médiateur, il faut 2 qualités de plus.

1.    La compassion : la volonté d’aider

Beaucoup de personnes qui sont dans la relation d’aide n’ont pas la compassion.
Pour savoir si on a la compassion, se demander : « Pourquoi je fais ça ? »
La seule réponse qui fera avancer est : « La compassion  vraie »
La volonté de soulager les autres, pas pour se mettre en valeur, pas pour gagner de l’argent, pas pour avoir le pouvoir…
La compassion se travaille.

Le problème des thérapeutes n’est pas de pratiquer une médecine plus clinique, ou plus naturelle. Le problème, c’est qu’ils n’aiment pas les gens.
Donc, ai-je la première qualité nécessaire ? Est-ce ma motivation ?

2.    L’éthique

Samuel Hahnemann « Primum non nocere. D’abord, ne pas nuire ». C’est ça l’éthique. Il faut que je sois dans un état d’esprit où j’ai décidé de ne nuire à personne, jamais . Cela peut s’étendre au monde animal, végétal, à la terre, mais commencer par les êtres humains.

On peut nuire aux autres par ses pensées
Voir comment une pensée vous met dans une situation de représentation, comment une pensée peut changer le monde. Il y a le champ des pensées positives et celui des pensées négatives. Il est nécessaire d’acquérir une maîtrise de la pensée.
Arrêter de penser du mal des autres, de soi.

Dans notre société, la pire nuisance est celle de la parole
Avant, les êtres humains vivaient dans un monde physique violent. Actuellement, ils ont gardé la même violence, dans leur parole. C’est le centre physique qui est toujours actif. La parole est l’instrument de nuisance le plus grave de nos jours.

On peut nuire aux autres par ses actes
Toute pensée, parole, acte qui nuit vous enlève de l’énergie d’aidant, vous rapetisse dans vos qualités intrinsèques d’aidant.


3.    La persévérance. Autrefois, on l’appelait la discipline

C’est la volonté continuelle de s’améliorer en tant qu’être humain, et aussi d’un point de vue technique.
Apprendre à approfondir ce qu’on sait déjà, et apprendre des techniques nouvelles
C’est une discipline qu’on s’impose d’améliorer ce qu’on est et ce qu’on sait.

Samuel Hahnemann : « Imitez moi, mais imitez moi bien ! »
En fait partie la volonté d’apprendre correctement les techniques de base.
Par exemple, au début de chaque période, soirée ou séminaire de systémie, rappeler les bases de ce que sont les constellations (choisir parmi les 4 ou 5 introductions que IL a préparées)
Créer correctement le champ avec une introduction de deux ou trois minutes. L’utiliser avec tous les éléments, qui s’enchainent dans une biologie vivante. Ne pas prendre des morceaux.

Au début, vouloir un peu « être bon ». Appliquer correctement ce que j’ai appris. Humilité.

4.    La patience

Ce travail est très difficile. C’est facile à apprendre  si on a appris la patience et l’humilité. Un des maîtres d’IL : « Est-ce que tu connais le meilleur des remèdes ? C’est le temps »
Avoir la patience avec soi, avec les gens.
Accorder le même temps à l’autre le matin ou le soir, qu’on soit en forme ou qu’on soit fatigué. Avoir la patience, quelque soit le niveau social, l’aspect extérieur, leur façon de comprendre ou de ne pas comprendre.

5.    La générosité

Etre généreux du temps. Dépenser sans compter le temps qu’on accorde, et pas seulement à ceux qui sont intéressants, mais aussi à ceux qui sont insupportables, ou qu’on n’a pas envie de voir au cabinet. Etre généreux de son investissement personnel, avec tout ce qu’on sait, la présence à l’autre.

Les deux qualités qui font les bons constellateurs et les bons médiateurs.
Et aussi ce qui fait les grands thérapeutes.
Les grands thérapeutes ont une dimension, ce qui veut dire une pratique spirituelle.


6.    La capacité de présence à soi et à l’autre

Elle ne peut naître que d’une pratique cohérente, par la méditation, la relaxation, les Mouvements, l’EGS, le Qi Gong…qui sont des méthodes qui permettent d’acquérir plus de présence, et de maîtrise ses pensées.
C’est la capacité de penser dans la bonne direction. Car là où va la pensée, va l’énergie. Si vous êtes en vous-même, si vous créez un champ qui attire les énergies, le travail se fera tout seul.
La pensée est focalisée sur le laisser faire des forces, des énergies (à vérif)
Il faut d’abord laisser faire, puis faire.
On s’assied dans la barque, on se met à l’écoute du flux et on se glisse dedans. C’est Wou Wei

7.    L’état de sagesse

Est le résultat des précédents
La sagesse se reconnaît à ses fruits, qui sont au nombre de quatre
Si vous ne trouvez pas ces quatre qualités à quelqu’un, ne croyez pas qu’il est sage, qu’il devient sage, ou qu’il est évolué (évolue ?)
     -  Il manifeste l’amour, de plus en plus
     -  Il manifeste la compassion pour ceux qui souffrent
     -  Il manifeste la joie, de plus en plus
     -  Il est de plus en plus serein (égalité d’humeur, il maîtrise ses humeurs)
Ce sont les qualités indispensables à celui qui veut évoluer en tant qu’être humain.
Ce sont les qualités de l’Esprit :


Amour

Joie

Compassion

Sérénité